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	<title>site de Claudie HUNZINGER, artiste plasticienne et romanci&#232;re.</title>
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		<title>&#034;L'incandescente&#034; de Claudie Hunzinger : portrait d'une ardente par Alexandra Lemasson</title>
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&lt;p&gt;&#034;L'incandescente&#034; de Claudie Hunzinger par Alexandra Lemasson &lt;br class='autobr' /&gt;
L'auteur de &#034;La langue des oiseaux&#034; glisse ses pas dans ceux de sa m&#232;re et c&#233;l&#232;bre la puissance des amours adolescentes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce pourrait &#234;tre un livre grave et d&#233;sesp&#233;r&#233;. C'est le plus po&#233;tique et le plus lumineux de cette rentr&#233;e. Deux jeunes filles Emma et Marcelle s'aiment d'amour fou. Nous sommes en 1927. Chacune a la passion des livres et caresse le r&#234;ve secret d'en &#233;crire un jour. Aucune des deux n'y parviendra. La belle (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;2016 : L'Incandescente, Grasset&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L150xH46/arton81-f39e1.jpg?1738751947' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='46' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;iframe width=&#034;544&#034; height=&#034;306&#034; src=&#034;//embedftv-a.akamaihd.net/4f7e4a60b3fe652a39d494d92e645542&#034; frameborder=&#034;0&#034; scrolling=&#034;no&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;
&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&#034;http://culturebox.francetvinfo.fr/des-mots-de-minuit/les-lectures-d-alexandra-lemasson/l-incandescente-de-claudie-hunzinger-portrait-d-une-ardente-246413&#034; target=&#034;_blank&#034;&gt;&#034;L'incandescente&#034; de Claudie Hunzinger par Alexandra Lemasson&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'auteur de &#034;La langue des oiseaux&#034; glisse ses pas dans ceux de sa m&#232;re et c&#233;l&#232;bre la puissance des amours adolescentes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce pourrait &#234;tre un livre grave et d&#233;sesp&#233;r&#233;. C'est le plus po&#233;tique et le plus lumineux de cette rentr&#233;e. Deux jeunes filles Emma et Marcelle s'aiment d'amour fou. Nous sommes en 1927. Chacune a la passion des livres et caresse le r&#234;ve secret d'en &#233;crire un jour. Aucune des deux n'y parviendra. La belle Emma prendra le chemin de l'enseignement. Marcelle celui du sanatorium. Elles s'&#233;criront pourtant. Des lettres ardentes, po&#233;tiques, insolentes. Sans savoir que la narratrice, qui n'est autre que la fille d'Emma, finira par en faire un roman.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La v&#233;ritable h&#233;ro&#239;ne de ce livre, c'est Marcelle, &#224; laquelle s'identifie la narratrice qui, enfant, fut elle aussi d&#233;laiss&#233;e par la belle Emma. L'ind&#233;pendante Emma. Celle qui a pr&#233;f&#233;r&#233; les livres &#224; l'amour et dont Marcelle attend les lettres toujours plus rare au fil des mois. &#034;Marcelle &#233;tait la pire et ma pr&#233;f&#233;r&#233;e&#034; &#233;crit Claudie Hunzinger. &#034;Cette fille anachronique est dat&#233;e. Tout la date, sa langue, sa maladie, son temps. Et pourtant&#034;. Pourtant le lecteur la suit, hypnotis&#233; par sa force vitale inversement proportionnelle &#224; son mal, happ&#233; par sa fougue, son exigence, sa facult&#233; &#224; saisir la beaut&#233; du monde. &#034;O&#249; qu'elle all&#226;t, c'&#233;tait hardiment, partout elle voyait ce que les autres ne voyait pas et qui d'instant en instant se montrait&#034;. Marcelle a la science des foug&#232;res et &#034;des pr&#232;s pleins de ruisseaux&#034;, des hell&#233;bores blanches et des &#034;populages des eaux qui sont des sortes de boutons d'or aquatiques&#034;, dont elle sait l'art de faire &#034;des bouquets qui n'avaient pas l'air compos&#233;s par une main humaine&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et pour cause. Marcelle est un feu follet qui distille la joie et l'insolence jusque dans les chambres glaciales du sanatorium o&#249; se meurent aussi vite que des fleurs de p&#226;les et graciles jeunes filles. Emma, quant &#224; elle, peut se targuer d'avoir divinement insuffl&#233; le go&#251;t de la litt&#233;rature &#224; sa fille qui, avec L'incandescente, signe un roman &#233;tincelant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://culturebox.francetvinfo.fr/des-mots-de-minuit/les-lectures-d-alexandra-lemasson/l-incandescente-de-claudie-hunzinger-portrait-d-une-ardente-246413&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://culturebox.francetvinfo.fr/des-mots-de-minuit/les-lectures-d-alexandra-lemasson/l-incandescente-de-claudie-hunzinger-portrait-d-une-ardente-246413&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
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		<title>&#034;L'incandescente&#034; de Claudie Hunzinger : un roman &#233;tincelant sur l'amour au f&#233;minin par Par Anne Brigaudeau (Culturebox)</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Imperturbable, Claudie Hunzinger continue sa remont&#233;e dans le temps, et dans l'histoire de sa m&#232;re, Emma. Un beau r&#233;cit sur des passions f&#233;minines v&#233;cues dans le huis clos des &#233;coles normales ou des sanatoriums, et une &#233;criture envo&#251;tante. &lt;br class='autobr' /&gt; Comme P&#233;n&#233;lope, Claudie Hunzinger tisse sa toile. Celle d'une anamn&#232;se qui la plonge et nous plonge dans l'histoire de sa m&#232;re, Emma, et de ses premi&#232;res amours. A l'&#233;t&#233; 1923, Emma s'&#233;prend, &#224; dix-sept ans, d'une adolescente nomm&#233;e Marcelle, dans le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;2016 : L'Incandescente, Grasset&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L150xH46/arton80-ef32e.jpg?1738751947' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='46' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Imperturbable, Claudie Hunzinger continue sa remont&#233;e dans le temps, et dans l'histoire de sa m&#232;re, Emma. Un beau r&#233;cit sur des passions f&#233;minines v&#233;cues dans le huis clos des &#233;coles normales ou des sanatoriums, et une &#233;criture envo&#251;tante.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Comme P&#233;n&#233;lope, Claudie Hunzinger tisse sa toile. Celle d'une anamn&#232;se qui la plonge et nous plonge dans l'histoire de sa m&#232;re, Emma, et de ses premi&#232;res amours. A l'&#233;t&#233; 1923, Emma s'&#233;prend, &#224; dix-sept ans, d'une adolescente nomm&#233;e Marcelle, dans le village bourguignon de Puligny-Montrachet, en C&#244;te d'Or. Les deux jeunes filles pr&#233;f&#232;rent &#034;m&#233;priser&#034; leurs bas que les repriser, partagent une m&#234;me passion pour la litt&#233;rature et une m&#234;me ambition -celle d'enseigner. Voil&#224; pour ce qui les unit. Mais pour le reste ? Emma est pos&#233;e tandis que Marcelle est une flamme, une &#233;nergie qui d&#233;vore ses proches et se consume elle-m&#234;me, y compris physiquement. Atteinte de tuberculose, elle tousse, crache du sang et doit partir en sanatorium.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De cet h&#244;pital perdu, si loin de la Bourgogne, elle envoie des lettres lancinantes. Des d&#233;cennies plus tard, ces m&#234;mes lettres seront d&#233;couvertes au fond d'une armoire par la fille d'Emma, la narratrice, qui reconstituera leur histoire. Et notera que sa m&#232;re r&#233;pond peu aux missives enflamm&#233;es de Marcelle. Cruel et logique, puisqu'entre temps, dans sa classe pr&#233;paratoire &#224; Normale Sup, Emma est tomb&#233;e amoureuse de Th&#233;r&#232;re, future h&#233;ro&#239;ne de la R&#233;sistance (Claudie Hunzinger en fit un beau portrait dans son premier roman, &#034;Elles vivaient d'espoir&#034;).&lt;br class='autobr' /&gt;
La plume de la romanci&#232;re nous rend &#224; la magie des instants, et &#224; la fragilit&#233; des destins&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais c'est ici de Marcelle qu'il s'agit. Est-ce pour rendre Emma jalouse ? Par sociabilit&#233; naturelle ? Parce qu'&#224; vingt ans, on a surtout envie de vivre ? Au sanatorium, puis &#224; la montagne o&#249; elle passe quelques mois en convalescence, Marcelle recr&#233;e un cercle autour d'elle, o&#249; se m&#234;lent amies et amantes. Elle les d&#233;crit inlassablement &#224; Emma, l'absente, le premier amour. Cette th&#233;orie de jeunes filles lumineuses dont l'existence ne tient qu'&#224; un fil, Claudie Hunzinger la ranime dans ce roman chor&#233;graphique, habit&#233; par la flamboyance des paysages et la volatilit&#233; des &#233;motions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De bout en bout, &#034;L'incandescente&#034; est port&#233; par une &#233;criture fluide et po&#233;tique, qui capte tout sur son passage, de la blancheur des asphod&#232;les aux secrets de famille les mieux dissimul&#233;s. Car l'armoire qui rec&#233;lait les lettres cachait aussi l'uniforme nazi du p&#232;re alsacien. Dans une &#233;poque angoiss&#233;e et distraite, la plume de Claudie Hunzinger nous rend &#224; la magie des instants, et &#224; la fragilit&#233; des destins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;L'incandescente&#034;, de Claudie Hunzinger&lt;br class='autobr' /&gt;
(Grasset, 306 pages, 19,50 euros)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Extrait : &#034;Cent ans plus tard, ou presque, le morceau de tissu &#233;tait sous mes yeux. Je le tenais (...) Je l'ai attrap&#233; au vol. Il me rappelait que j'avais &#224; ordonner l'&#233;toffe d'une vie, &#224; en assembler les parcelles, &#224; bords vifs et sans couture, comme au laser, pour en faire surgir une chose toute fra&#238;che : un texte qui devait tenir au au moins cent ans encore, piquet&#233; de gouffres minuscules, scintillant d'instantan&#233;s.&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://culturebox.francetvinfo.fr/livres/la-rentree-litteraire/l-incandescentede-claudie-hunzinger-roman-etincelant-sur-l-amour-au-feminin-246275&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://culturebox.francetvinfo.fr/livres/la-rentree-litteraire/l-incandescentede-claudie-hunzinger-roman-etincelant-sur-l-amour-au-feminin-246275&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Trois filles dans un brasier par Jacques Lindecker</title>
		<link>https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article79</link>
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		<dc:creator>webmestre</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'Alsacienne Claudie Hunzinger est la fille d'Emma. Emma, entre les deux guerres, a eu deux amies, Th&#233;r&#232;se et Marcelle. &#171; L'Incandescente &#187; fait revivre dans une langue magnifique la jeunesse de ce trio de femmes &#233;perdues, en qu&#234;te d'absolu. C'est &#224; lire absolument ! &lt;br class='autobr' /&gt; 1923-1929, &#171; tout s'est jou&#233; en six ans seulement &#187;. Un trio de jeunes femmes. Trois jeunes institutrices, trois &#226;mes fortes. Emma, la m&#232;re de la romanci&#232;re et plasticienne Claudie Hunzinger. Th&#233;r&#232;se. Marcelle. Claudie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;2016 : L'Incandescente, Grasset&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L150xH30/arton79-612b7.png?1738751947' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='30' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Alsacienne Claudie Hunzinger est la fille d'Emma. Emma, entre les deux guerres, a eu deux amies, Th&#233;r&#232;se et Marcelle. &#171; L'Incandescente &#187; fait revivre dans une langue magnifique la jeunesse de ce trio de femmes &#233;perdues, en qu&#234;te d'absolu. C'est &#224; lire absolument !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;1923-1929, &#171; tout s'est jou&#233; en six ans seulement &#187;. Un trio de jeunes femmes. Trois jeunes institutrices, trois &#226;mes fortes. Emma, la m&#232;re de la romanci&#232;re et plasticienne Claudie Hunzinger. Th&#233;r&#232;se. Marcelle. Claudie Hunzinger nous avait d&#233;j&#224; racont&#233;, dans Elles vivaient d'espoir, le couple &#233;bouriffant form&#233; par Emma et Th&#233;r&#232;se, un amour &#233;chevel&#233;, interdit, l'apprentissage douloureux de l'&#233;mancipation. La qu&#234;te d'absolu de Th&#233;r&#232;se, qui le paiera de sa vie, captur&#233;e par les nazis, tortur&#233;e &#224; mort en octobre 1943 sans avoir donn&#233; les noms de son r&#233;seau de r&#233;sistants. Et le curieux (inexpliqu&#233; ?) choix d'Emma, optant pour une vie rang&#233;e avec Marcel, un commer&#231;ant de Colmar, qui fera, quant &#224; lui, d'autres choix, moins heureux, avec l'occupant allemand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais Emma, &#171; ce bloc de glace avec le soleil derri&#232;re &#187;, avait cach&#233; une autre &#171; folie &#187;. Claudie Hunzinger allait trouver &#171; au fond d'une armoire [&#8230;] un nombre impressionnant de liasses de lettres rev&#234;tues de chemises de couleur. &#187; Les lettres de Marcelle &#224; Emma. Marcelle avait &#233;crit beaucoup. Sans cesse. Dans un style &#233;blouissant (&#171; Vous ne pouvez pas savoir, Emma, combien j'avais le vertige au parfum du mimosa, le v&#244;tre, car vous &#233;tiez semblable au mimosa par votre gr&#226;ce poudr&#233;e de blonde qui se laisse entra&#238;ner &#187;). Emma, &#171; l'amour de l'&#233;quilibre &#187; ; Marcelle, &#171; celui des exc&#232;s &#187;. Le double bras arm&#233; de la passion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le courage jeune&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcelle se trouvait inachev&#233;e, mais elle n'appartenait &#224; personne, &#171; une &#233;chapp&#233;e. Un franc-tireur. Une excentrique. Une qui puisait sa force dans son &#233;tranget&#233; &#187;. Et ce qu'elle ressentait pour Emma &#233;tait &#171; palpitant, impatient de vie. [&#8230;] L'&#233;nergie folle de l'amour en pure perte. La d&#233;pense. La fi&#232;vre. La guerre. La jeunesse. Et puis on devinait bien que ce n'&#233;tait pas une petite violette des talus, mais une ultraviolette en puissance. Elle en avait la radicalit&#233;, le trop, la d&#233;mesure, le courage jeune. La terreur. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui, aujourd'hui, parle de l'amour, de cet engagement au-del&#224; de la raison, mieux que Claudie Hunzinger ? Elle ne censure rien de la complexit&#233;, de la mesquinerie des petits emportements de ses h&#233;ro&#239;nes. Elle convoque, comme elle aime &#8211; et sait &#8211; le faire, la nature pour dire &#224; quel point cet amour fut un univers, un ciel &#233;toil&#233;, une fra&#238;cheur, un tr&#233;sor. Elle parle de vip&#232;res, de gui, de muguet, de &#171; parfums exquis d'herbe fan&#233;e dans lesquels on voudrait mourir. &#187; Oui, c'est exquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette relation avait-elle un avenir ? Emma, qui se rend au chevet de Marcelle, gravement atteinte aux poumons, &#233;crit dans ses carnets : &#171; Avec elle je touche &#224; mes extr&#234;mes, joie et douleur &#224; l'&#233;tat pur. Toutes les forces de la vie sont en elle. Je me consume en l'approchant. &#187; Un &#171; amour insupportable &#187; qu'Emma tentait de ma&#238;triser &#171; en s'armant d'&#233;tudes, en aimant Th&#233;r&#232;se, en inventant pour elle le mot &#8220;tendresse&#8221; &#187;. On en &#233;tait arriv&#233; au temps des reproches entre Emma et Marcelle. On en &#233;tait &#224; la fin. Fin de l'amour. Fin de Marcelle, bient&#244;t &#171; pauvre petit fant&#244;me &#187;, emport&#233;e trop jeune par la maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Claudie Hunzinger ne fait pas que recomposer le d&#233;licat re&#231;u de ses &#171; grandes s&#339;urs &#187;. Elle se glisse dans leurs traces (&#171; Je tiens d'Emma que l'amour, tout amour, quel qu'il soit, n'est jamais une erreur &#187;) et investit &#224; son tour le terrain de la morale : &#171; Il ne faut pas voir la vie plus sombrement qu'une promenade qui n'est plus rien quand elle s'ach&#232;ve et qui fut pourtant un r&#233;el encha&#238;nement de merveilles. &#187; Qu'on se le r&#233;p&#232;te chaque jour quand tant de voix tentent de fondre nos existences dans un gris couleur peur&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;A lire sur l'Alsace &lt;a href=&#034;http://www.lalsace.fr/actualite/2016/09/04/trois-filles-dans-un-brasier&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://www.lalsace.fr/actualite/2016/09/04/trois-filles-dans-un-brasier&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'incandescente par Pierre Ahnne</title>
		<link>https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article78</link>
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		<dc:creator>webmestre</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Claudie Hunzinger compose des livres d'herbe, des biblioth&#232;ques de cendres et des romans qui ne ressemblent pas &#224; des romans. Si la plasticienne et &#233;crivaine feint de se couler dans le moule du genre dominant, ses r&#233;cits aux intrigues fugaces ne cessent de s'en &#233;chapper pour inventer une &#233;criture singuli&#232;re qui n'est ni narration ni po&#232;me mais tient des deux, et ne parle que de l'essentiel : la pr&#233;sence parmi les &#234;tres et les choses. &lt;br class='autobr' /&gt;
Son ouvrage le plus romanesque est sans doute Elles (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;2016 : L'Incandescente, Grasset&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L150xH22/arton78-15ce0.png?1738751947' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='22' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Claudie Hunzinger compose des livres d'herbe, des biblioth&#232;ques de cendres et des romans qui ne ressemblent pas &#224; des romans. Si la plasticienne et &#233;crivaine feint de se couler dans le moule du genre dominant, ses r&#233;cits aux intrigues fugaces ne cessent de s'en &#233;chapper pour inventer une &#233;criture singuli&#232;re qui n'est ni narration ni po&#232;me mais tient des deux, et ne parle que de l'essentiel : la pr&#233;sence parmi les &#234;tres et les choses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son ouvrage le plus romanesque est sans doute Elles vivaient d'espoir (Grasset, 2010), o&#249;, d'apr&#232;s la correspondance et les cahiers d'Emma, sa m&#232;re, elle racontait l'amour qui avait uni celle-ci, avant son mariage avec un Alsacien qui fut membre du parti nazi, &#224; Th&#233;r&#232;se, r&#233;sistante h&#233;ro&#239;que morte dans les ge&#244;les de la Gestapo. Paradoxe. Mais &#171; la vie voudrait toujours ressembler &#224; un roman &#187;, affirme la narratrice de ce livre-ci, qui revient aux lettres et autres &#233;crits trouv&#233;s dans l'armoire d'Emma pour en tirer ce qui se donne comme le deuxi&#232;me volet d'une trilogie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; &#8230; dans le roman comme dans un bateau de p&#234;che&#8230; &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car avant Marcel, le mari alsacien rest&#233; en 1940 dans sa r&#233;gion d'origine, avant Th&#233;r&#232;se, il y a eu, dans la vie d'Emma, Marcelle (&#171; Cela ne s'invente pas. La vie l'avait pourtant invent&#233; &#187;). Coup de foudre adolescent, fascination r&#233;ciproque. Puis les deux jeunes filles seront s&#233;par&#233;es, l'une enthousiasm&#233;e par la litt&#233;rature et par ses &#233;tudes de lettres en ces ann&#233;es 1920 puis 1930, l'autre atteinte de tuberculose et contrainte &#224; de longs s&#233;jours en altitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; J'ai voulu quitter le cycle terrifiant de l'Histoire &#187; &#233;crit celle qui affirme avoir &#233;chafaud&#233; le &#171; roman &#187; de &#171; Marcelle, 2 ailes E (&#8230;) tel un plan d'&#233;vasion &#187;. De fait, on semble d'abord loin des convulsions du si&#232;cle, dans ce r&#233;cit dont l'h&#233;ro&#239;ne s'identifie parfois aux Enfants terribles de Cocteau et qui commence dans une ambiance &#224; la Colette : &#171; village ancien en C&#244;te-d'Or &#187;, &#171; de vastes portails, des cours int&#233;rieures (&#8230;). Des vignes au loin qui tremblaient de chaud. Une &#233;cole aux volets ferm&#233;s &#187;. Mais, plut&#244;t qu'&#224; un besoin de diversion, l'auteure-narratrice r&#233;pond ici &#224; un appel : il s'agit de ramener du pass&#233; &#171; ces jeunes filles stopp&#233;es net &#187;, de &#171; les hisser dans le roman comme dans un bateau de p&#234;che, [de] les convoyer d'un rivage &#224; l'autre &#187;. Ce n'est pas un hasard si le chant de l'Odyss&#233;e consacr&#233; &#224; la descente d'Ulysse chez les morts est une de leurs lectures de chevet, mentionn&#233;e &#224; plusieurs reprises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ordonner l'&#233;toffe d'une vie &#187;, donc, &#171; en assembler les parcelles, &#224; bords vifs et sans coutures, comme au laser &#187;. Une activit&#233; que Claudie Hunzinger conna&#238;t bien. Et qui la ram&#232;ne, in&#233;vitablement, &#224; sa propre vie, &#224; son enfance, au fant&#244;me de ce p&#232;re ambivalent qui devrait &#234;tre au c&#339;ur du troisi&#232;me livre qui s'annonce. Si, sans cesse pr&#233;sente dans ce r&#233;cit o&#249; elle r&#233;&#233;crit les lettres de Marcelle &#224; Emma, elle parle de son propre travail au pass&#233;, c'est que le sujet du livre n'est pas vraiment la vie des deux amies mais la mise en mots de cette vie et les effets qui en ont r&#233;sult&#233; sur celle de la narratrice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Du c&#244;t&#233; de la vie qui circule &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels effets ? L'&#233;criture, chez Claudie Hunzinger, est toujours ce geste qui consiste &#224; se d&#233;porter au bord de soi, dans l'espace d'un entre-deux. Celle qui parle ici se sent souvent pareille &#224; Marcelle devant Emma, mais de temps en temps c'est l'inverse. Et dans cette oscillation se dessine le double portrait de deux jeunes femmes que tout oppose : l'une, Emma, s'efforce au contr&#244;le, &#224; la concentration, tente &#171; de toutes ses forces de rejoindre le royaume des adultes &#187; ; l'autre, Marcelle, cherche &#224; &#171; ne pas y entrer &#187; et revendique la &#171; d&#233;possession &#187;, la &#171; dispersion &#187; ; l'une est toute verticalit&#233;, l'autre se situe &#171; du c&#244;t&#233; de la vie qui circule &#187; et, comme les couleuvres, qu'elle aime, se coule &#171; horizontalement, dans le monde, les herbes, les eaux, les parfums, les couleurs &#187;. Comment Emma ne serait-elle pas ensorcel&#233;e par Marcelle comme par &#171; sa joueuse de fl&#251;te &#187;, comment ne voudrait-elle pas fuir &#171; cet amour impossible &#187; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le roman raconte, en sept parties, sa fuite. C'est-&#224;-dire peu de chose, &#224; l'aune d'une &#233;poque obs&#233;d&#233;e d'&#233;v&#233;nements. C'est bien un &#171; roman &#187; de Claudie Hunzinger, en fin de compte&#8230; D'ailleurs, pouvait-elle ne pas se reconna&#238;tre en Marcelle, elle qui se dit d'un pays &#171; o&#249; tout est encore li&#233; &#187; ? Avec elle, Novalis n'est jamais bien loin. Les fleurs, dont il est souvent question dans L'Incandescente, &#171; ont beaucoup de personnalit&#233; &#187; et &#171; les corolles sont des visages &#187;, tandis que le corps d'une jeune fille devient &#171; un iris bleu, tr&#232;s p&#226;le, qui se d&#233;froisse lentement &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ces myst&#233;rieuses correspondances horizontales, c'est l'&#233;criture de Claudie Hunzinger qui les fait exister. Et cette &#233;criture qui n'en finit pas de tisser les liens d'une unit&#233; secr&#232;te entre les choses est, &#233;trangement, toute de ruptures &#173;&#8212; phrases br&#232;ves, courts paragraphes s&#233;par&#233;s par des blancs, &#233;clats de po&#233;sie que viennent d&#233;jouer l'humour et les r&#233;f&#233;rences au tr&#232;s contemporain (Batman surgissant sans complexes au bord des prairies d'asphod&#232;les). Pas d'illusion lyrique, ici, ni de confort de lecture ; mais le d&#233;s&#233;quilibre toujours retrouv&#233; d'un impossible et essentiel rapport au monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;P. A.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;A lire sur : &lt;a href=&#034;http://pierreahnne.eklablog.fr/l-incandescente-claudie-hunzinger-grasset-a126839554&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://pierreahnne.eklablog.fr/l-incandescente-claudie-hunzinger-grasset-a126839554&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'incandescente par Colette Lallement-Duchoze</title>
		<link>https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article77</link>
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		<dc:date>2016-08-12T13:36:40Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Colette Lallement-Duchoze</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'incandescente Claudie Hunzinger (Grasset) &lt;br class='autobr' /&gt;
Deuxi&#232;me volet d'une trilogie commenc&#233;e avec &#034;Elles vivaient d'espoir&#034; (Emma et Th&#233;r&#232;se), &#034;L'incandescente&#034; suit le parcours de Marcelle (n&#233;e en 1907), &#233;voque sa relation dyadique avec Emma, la m&#232;re de la narratrice, sa facult&#233; &#224; &#034;embraser&#034; les &#234;tres et les choses. Dans ce pr&#233;kel (du moins en ce qui concerne la relation Emma/Marcelle) o&#249; l'on retrouve certains personnages d&#233;sormais familiers, la narratrice exhumant le pass&#233;, va le reconstruire en (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;2016 : L'Incandescente, Grasset&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L150xH112/arton77-192fa.png?1738751947' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'incandescente Claudie Hunzinger (Grasset)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;me volet d'une trilogie commenc&#233;e avec &#034;Elles vivaient d'espoir&#034; (Emma et Th&#233;r&#232;se), &#034;L'incandescente&#034; suit le parcours de Marcelle (n&#233;e en 1907), &#233;voque sa relation dyadique avec Emma, la m&#232;re de la narratrice, sa facult&#233; &#224; &#034;embraser&#034; les &#234;tres et les choses. Dans ce pr&#233;kel (du moins en ce qui concerne la relation Emma/Marcelle) o&#249; l'on retrouve certains personnages d&#233;sormais familiers, la narratrice exhumant le pass&#233;, va le reconstruire en sept fragments (certains titres ont des accents proustiens). Le pr&#233;sent et le temps retrouv&#233;, l'&#233;criture qui &#233;pouse l'incandescence du personnage, font de ce t&#233;moignage (auto)biographique un &#034;roman&#034;, non pas au sens de fiction mais d'&#339;uvre d'art &#034;car la vraie vie, la vie enfin d&#233;couverte et &#233;claircie, la seule vie par cons&#233;quent r&#233;ellement v&#233;cue, n'est-ce pas la litt&#233;rature&#034; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'art est d'abord d&#233;voilement, instauration ou mise en &#339;uvre d'une v&#233;rit&#233;, le roman de Claudie Hunzinger r&#233;pond &#224; ces crit&#232;res. La narratrice visitant en secret les lettres de Marcelle lib&#232;re un fant&#244;me. Et pour restituer une &#233;poque, une ambiance, mais surtout une relation amoureuse, elle m&#234;le extraits de correspondances, commentaires de photos, reconstructions &#034;imaginaires&#034; (voir les verbes de perception j'essaie de voir la sc&#232;ne ; je la voyais bien mon Emma) et souvenirs personnels. Elle en explique d'ailleurs la gen&#232;se et en d&#233;finit la tonalit&#233; :&#034;j'ai voulu quitter le cirque terrifiant de l'Histoire ; je mourais d'envie d'aller rejoindre Marcelle ; vite vite rejoindre les marges la gr&#226;ce les premi&#232;res violettes d&#233;vor&#233;es dans les haies ; les premiers jeux d&#233;fendus &#233;rotiques cruels de l'enfance les baisers les bosquets la &#034;folie d'amour&#034; indiff&#233;rente au sort du monde. La litt&#233;rature n'est-elle pas l'enfance retrouv&#233;e ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces jeunes filles ont pour elles le &#034;feu de la jeunesse, son &#233;clat&#034;. Et tout un champ lexical de l'embrasement parcourt le r&#233;cit surtout le premier fragment &#034;le temps d'Emma&#034;. Si l'une (Emma) a l'amour de l'&#233;quilibre, l'autre (Marcelle) celui des exc&#232;s ; les deux ont le pouvoir infernal des &#034;jeunes d&#233;mons&#034; ; pouvoir qui contamine la narratrice elle-m&#234;me d&#233;couvrant une &#034;&#238;le secr&#232;te&#034; o&#249; rien n'est cloisonn&#233; en &#034;r&#232;gnes distincts&#034; ; elle se sent si proche de Marcelle celle qui est du c&#244;t&#233; de &#034;la vie qui circule&#034; celle qui refuse &#034;le poids des anc&#234;tres&#034;. N'est-elle pas elle-m&#234;me la fille du &#034;langage&#034; ? Le bel amant de sa&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;m&#232;re Emma ? n'est-elle pas la s&#339;ur de la pluie ? Le paquet de lettres se mue en un palimpseste o&#249; elle va &#034;d&#233;couvrir&#034; la &#034;cervelle casqu&#233;e de sa m&#232;re&#034; et o&#249; en surimpression elle ajoutera son propre v&#233;cu dans sa propre &#233;criture. D'ailleurs &#224; certains moments du r&#233;cit, les instances narratives (je, tu, elle) peuvent d&#233;signer aussi bien Marcelle (monologue int&#233;rieur), que la narratrice ou Emma (commentaires) ; cette &#034;apparente&#034; confusion n'est-elle pas &#224; m&#234;me de cr&#233;er une sym&#233;trie en miroir ? Et/Ou ne renvoie-t-elle pas &#224; une sorte de &#034;matrice&#034; originelle ?... Le morceau de tissu bleu, d&#233;signe par m&#233;tonymie, l'&#233;toffe d'une vie&#034; celle de Marcelle -que la narratrice doit &#034;ordonner&#034;-, une vie qui &#224; un moment se confondra avec la maladie, la tuberculose...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour chacun des chapitres, l'auteur adopte une tonalit&#233; et un style particuliers. Ainsi en II, &#034;la prisonni&#232;re&#034; l'abondance de phrases courtes, de propositions nominales, l'emploi anaphorique du pronom &#034;elle&#034; cr&#233;ent une sorte de drame dont le spectacle de marionnettes &#034;la mort de Tintagiles&#034; serait la m&#233;taphore. &#201;cureuils fleurs plantes couleurs refus&#233;s dans sa claustration, (Marcelle est dans un sana pour soigner sa tuberculose) c'est par la cavale qu'elle peut les saluer et par la sensualit&#233; les m&#233;tamorphoser. Ainsi, le s&#233;jour impos&#233; &#224; La Sainte-Feyre est un exode &#034;de plus vers les grands territoires sauvages de la jeunesse, vers l'int&#233;riorit&#233; de l'amour, vers la folle &#233;nergie venant de la mort&#034; La pr&#233;sence de colchiques &#034;graciles et v&#233;n&#233;neux&#034; mentionn&#233;e tr&#232;s t&#244;t dans le roman n'avait-elle pas averti le lecteur ???.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcelle dont la sp&#233;cialit&#233; est &#034;de vous br&#251;ler de sa vie&#034; saura faire oublier -pour un moment du moins- la pr&#233;sence de la mort &#224; Marguerite, H&#233;l&#232;ne ces jeunes filles entr&#233;es au sana. Elle est par-del&#224; les d&#233;cennies, un guide une voix une musique pour la narratrice. Car son cadeau c'est la VIE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes Emma et Marcelle ont incarn&#233; deux univers imp&#233;n&#233;trables : celui de la raison et celui de la f&#233;erie ; celui de la sant&#233; et celui de la maladie. Mais &#224; l'instar de Marcelle, la narratrice salue en sa m&#232;re, le bel astre ind&#233;pendant ; Ath&#233;na au regard incandescent ; Emma et son r&#234;ve d'airain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est par Emma que la narratrice-auteur fut initi&#233;e au pouvoir&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;magique des mots &#034;le mot est une r&#233;sonance int&#233;rieure permettant de susciter l'absente de tous bouquets&#034; Et pendant la douloureuse exp&#233;rience de l'internat, v&#233;ritable prison pour une gamine de 11 ans, elle trouvera le souterrain invisible qui m&#232;ne &#224; la case ensoleill&#233;e : la biblioth&#232;que de sa m&#232;re, les livres, les mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est avec Marcelle -qui lui aura r&#233;v&#233;l&#233; un &#034;autre fant&#244;me&#034;- qu'elle va d&#233;sormais (s')approcher (de) la &#034;figure qui les attend l&#224;-bas, pensive, dans le champ des asphod&#232;les&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Ce p&#232;re sans mots j'irai le chercher !!&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Colette Lallement-Duchoze&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&#192; lire, sur le blog mediapart de Colette Lallement-Duchoze : &lt;a href=&#034;https://blogs.mediapart.fr/colette-lallement-duchoze/blog&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://blogs.mediapart.fr/colette-lallement-duchoze/blog&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Parution du roman de Claudie Hunzinger, l'Incandescente, chez Grasset (automne 2016)</title>
		<link>https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article74</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article74</guid>
		<dc:date>2016-02-17T14:10:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Marcelle &#233;tait la pire et ma pr&#233;f&#233;r&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une armoire de famille. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une jeune fille, Marcelle, rest&#233;e enferm&#233;e presque cent ans &#224; l'int&#233;rieur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une romanci&#232;re qui rend vie &#224; son petit fant&#244;me incandescent et qui en d&#233;couvre un autre, Marcel, auquel personne ne s'attend. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une &#233;poque effroyable et magnifique.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Des &#171; Enfants terribles &#187; qui inventent l'amour au nez du monde adulte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des vies qui br&#251;lent.
&lt;br class='autobr' /&gt;
L'adolescence m&#234;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Parution le 31 aout 2016&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique13" rel="directory"&gt;2016 : L'Incandescente, Grasset&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L102xH150/arton74-4213c.jpg?1738914738' class='spip_logo spip_logo_right' width='102' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marcelle &#233;tait la pire et ma pr&#233;f&#233;r&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une armoire de famille. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une jeune fille, Marcelle, rest&#233;e enferm&#233;e presque cent ans &#224; l'int&#233;rieur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une romanci&#232;re qui rend vie &#224; son petit fant&#244;me incandescent et qui en d&#233;couvre un autre, Marcel, auquel personne ne s'attend. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une &#233;poque effroyable et magnifique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des &#171; Enfants terribles &#187; qui inventent l'amour au nez du monde adulte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Des vies qui br&#251;lent.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'adolescence m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Parution le 31 aout 2016&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;iframe width=&#034;560&#034; height=&#034;315&#034; src=&#034;https://www.youtube.com/embed/55uCh6vY4Ss&#034; frameborder=&#034;0&#034; allow=&#034;accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture&#034; allowfullscreen&gt;&lt;/iframe&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Logo : Elina Brotherus&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>



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