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	<title>site de Claudie HUNZINGER, artiste plasticienne et romanci&#232;re.</title>
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		<title>Claudie Hunzinger, la vigie de la for&#234;t (Le Figaro)</title>
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&lt;p&gt;&#192; flanc de montagne dans les Vosges alsaciennes, vit depuis cinquante ans une po&#232;te de la nature. Elle a re&#231;u Le Figaro chez elle. Un privil&#232;ge. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Isabelle Spaak &lt;br class='autobr' /&gt; l fut un temps o&#249; Claudie Hunzinger n'h&#233;sitait pas &#224; fermer sa porte aux inopportuns. Le journaliste Jean Lacouture en avait fait les frais dans les ann&#233;es 1970. Le biographe du g&#233;n&#233;ral de Gaulle s'&#233;tait hasard&#233; &#224; Bambois sans pr&#233;venir. Bambois est &#171; ce que l'on nomme un &#233;cart &#187;. C'est-&#224;-dire un lieu &#171; &#224; l'&#233;cart et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique15" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L150xH105/unknown-b456b.png?1771253681' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='105' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; flanc de montagne dans les Vosges alsaciennes, vit depuis cinquante ans une po&#232;te de la nature. Elle a re&#231;u Le Figaro chez elle. Un privil&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Isabelle Spaak&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;l fut un temps o&#249; Claudie Hunzinger n'h&#233;sitait pas &#224; fermer sa porte aux inopportuns. Le journaliste Jean Lacouture en avait fait les frais dans les ann&#233;es 1970. Le biographe du g&#233;n&#233;ral de Gaulle s'&#233;tait hasard&#233; &#224; Bambois sans pr&#233;venir. Bambois est &#171; ce que l'on nomme un &#233;cart &#187;. C'est-&#224;-dire un lieu &#171; &#224; l'&#233;cart et ind&#233;pendant du village, avec sa source, ses pr&#233;s et ses bois &#187;, explique Claudie Hunzinger dans For&#234;t d'&#233;criture (Arthaud). Dans ce livre d'entretiens, elle revient sur son parcours singulier d'enracin&#233;e volontaire sur ce morceau recul&#233; des Vosges alsaciennes. Un &#171; &#238;lot vert &#187; devenu son biotope artistique et litt&#233;raire. La laur&#233;ate du prix Femina 2022 y vit depuis cinquante ans avec son mari, Francis Hunzinger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son isolement montagnard, Claudie Hunzinger fut, en son temps, un ph&#233;nom&#232;ne de soci&#233;t&#233; lors de la publication de Bambois, vie verte (Stock, 1973). Un ouvrage pr&#233;curseur, o&#249;, &#224; rebours des Trente Glorieuses, qui glorifiaient la modernit&#233; et le progr&#232;s, elle tenait chronique de son retour &#224; la terre et des m&#233;rites d'un mode de vie frugal au plus pr&#232;s de la nature. Avant tout le monde, elle y faisait &#233;galement part des premi&#232;res inqui&#233;tudes &#233;cologiques. Jean Lacouture avait souhait&#233; s'entretenir de tout cela avec elle. Las. Il s'&#233;tait vu pri&#233; de passer son chemin. Il fallait du cran pour refuser un tel visiteur. &#171; Nous menions vraiment une vie de boh&#232;me, il est tomb&#233; &#224; un mauvais moment &#187;, s'excuse aujourd'hui Claudie Hunzinger, d'apparence assagie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, c'est elle-m&#234;me qui se propose de venir nous chercher &#224; la gare de Colmar pour nous &#233;viter de nous perdre sur la route. &#171; Bambois est un lieu secret &#187;, nous persuade-t-elle. Elle sait de quoi il retourne. Son vaillant petit 4 &#215; 4 bleu m&#233;tallis&#233; conna&#238;t le chemin par c&#339;ur. &#199;a grimpe, &#231;a tourne. Enfilades d'&#224;-pic et de cols, de p&#226;turages et de for&#234;t. Certes, la D415 s'&#233;tait faite plut&#244;t droite et urbaine pour avaler gaillardement les kilom&#232;tres entre Colmar, Ingersheim, Katzenthal, Ammerschwihr et les vignobles du Kaysersberg d&#233;ploy&#233;s de chaque c&#244;t&#233; du bitume. Mais c'est vrai qu'il faut renoncer &#224; ses rep&#232;res pour s'aventurer jusqu'&#224; Bambois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un coin perch&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source de leur travail respectif, non pas &#171; &#224; la fa&#231;on des agriculteurs puisqu'ils ne travaillent pas la terre &#187;, pr&#233;cise l'&#233;crivain, &#171; mais de leur interaction avec elle &#187;, l'endroit est per&#231;u par le couple comme &#171; un immense corps &#187;. Y &#234;tre re&#231;u rel&#232;ve du privil&#232;ge. Au bout d'un chemin de pierrailles &#224; 750 m&#232;tres d'altitude, le coin est vraiment perch&#233;. Face au panorama de la vall&#233;e de Lapoutroie, le visiteur &#233;prouve physiquement l'impression d'&#234;tre suspendu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au premier plan, des massifs de rhododendrons, seul apport des Hunzinger &#224; l'environnement d'origine. Derri&#232;re nous, des pr&#233;s de fauche. Devant la maison, un abreuvoir o&#249; coule l'eau de la source, le potager est en contrebas et, partout, une &#233;tendue impressionnante de buissons couvre le sol : des myrtilles. &#171; &#192; la fois plantes m&#233;dicinales et d&#233;licieuses &#187;, confie la romanci&#232;re. &#171; Un tr&#233;sor &#187;, avait souffl&#233; le paysan qui, rompu par la rudesse de sa vie de labeur, avait c&#233;d&#233; sa ferme et ses terres &#224; ce couple de jeunes citadins utopistes. Leur projet ? S'&#233;tablir dans cette montagne aride pour y &#233;lever un troupeau de brebis. C'&#233;tait en 1965. Claudie et Francis Hunzinger avaient 25 ans. Amoureux l'un de l'autre, ils sont tomb&#233;s amoureux ensemble de ce &#171; paysage parfait &#187;, se souvient Claudie Hunzinger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut avouer qu'avoir cette vall&#233;e pour horizon doit &#234;tre un enchantement. On la dirait &#233;chapp&#233;e d'un tableau de la Renaissance italienne, avec ses courbes, ses brumes, ses bosquets, sa route en lacet qui se dessine au loin et permet de voir venir. Mais, il y a aussi &#171; cette m&#233;tairie datant de 1770, l'une des plus hautes de la vall&#233;e, l'une des plus d&#233;labr&#233;es, des plus basses, des plus petites &#187;, notait Claudie Hunzinger dans Les Grands Cerfs (Grasset, prix D&#233;cembre 2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'air a gard&#233; ce go&#251;t de f&#233;erie &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; quoi tient la magie d'un lieu ? &#192; sa situation g&#233;ographique ? &#192; son harmonie ? Son histoire ? &#192; celle de ses habitants ? Adoss&#233; au flanc alsacien et ensoleill&#233; du Br&#233;zouard, l'un des plus hauts sommets du massif des Vosges, Bambois r&#233;unit la totalit&#233; de ces crit&#232;res sur ses 13 hectares en pente abrupte et d'un seul tenant que nul ne traverse. &#192; l'exception des animaux sauvages : renards, biches, grands cerfs ou l'une de ces salamandres &#171; noires brillantes et tachet&#233;es d'orange &#187;, s'&#233;merveille l'&#233;crivain. Nous d&#233;ambulons sur son territoire. Parmi les pins sylvestres aux longs troncs orang&#233;s, les mousses fluorescentes, les foug&#232;res et les &#233;boulis de rochers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis cinq d&#233;cennies, quelques changements : les brebis ne sont plus l&#224;, les pins sylvestres ont grandi, certains sont tomb&#233;s, d'autres ont pris la rel&#232;ve, des enfants sont n&#233;s, des petits-enfants, la maison est belle, simple et confortable, des livres ont m&#251;ri, &#233;checs et succ&#232;s se sont succ&#233;d&#233; mais &#171; l'air a gard&#233; ce go&#251;t de f&#233;erie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Transformer le cru en cuit permet de mettre &#224; distance la brutalit&#233; de la nature en la transfigurant&lt;br class='autobr' /&gt;
Claudie Hunzinger, po&#232;te&lt;br class='autobr' /&gt;
Quant au jeune couple, un peu plus vo&#251;t&#233; mais toujours en phase, il tient bon. Claudie Hunzinger s'est install&#233;e du c&#244;t&#233; sud de la maison, avec sa biblioth&#232;que et l'une des presses d'imprimeur qui lui servait, dans les ann&#233;es 2000, &#224; cr&#233;er des &#171; pages d'herbes &#187; &#224; partir des &#233;corces, gramin&#233;es, orties, feuilles de trembles ou muguets qu'elle r&#233;coltait autour d'elle pour les cuire dans un immense chaudron avant de leur redonner forme et souplesse. Un travail artistique d'inventaire mais aussi de mise &#224; distance. Car que sommes-nous face &#224; la violence du milieu naturel ? Les temp&#234;tes, les incendies, la lutte au jour le jour. &#171; Transformer le cru en cuit permet de mettre &#224; distance la brutalit&#233; de la nature en la transfigurant &#187;, insiste Claudie Hunzinger. La cuisson permet &#233;galement de faire appara&#238;tre &#171; la potentialit&#233; magnifique de ces plantes qui, si je n'avais pas &#233;t&#233; l&#224;, serait rest&#233;e cach&#233;e &#187;, s'enorgueillit l'artiste. De m&#234;me pour Bambois. Que serait devenu cet espace sauvage si la main humaine n'&#233;tait intervenue pour la &#171; jardiner &#187;, tenir t&#234;te aux ronces et autres envahisseurs &#224; la fa&#231;on dont un &#233;crivain bataille avec les mots, canalise une &#233;nergie inconsciente, rassemble des bouts de phrase, discipline et &#233;lague.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En immersion dans la beaut&#233; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le cadre de Bambois para&#238;t si naturel, ne nous y fions pas. Il est n&#233; d'un minutieux travail d'&#171; &#233;lucidation &#187;. Comme pour l'&#233;criture qui demande de braver les &#233;motions, circonvenir les temp&#234;tes, le froid, la neige et les chaleurs extr&#234;mes. Il a fallu r&#233;sister aux hivers, &#224; cette na&#239;vet&#233; de la premi&#232;re ann&#233;e lorsque Claudie et Francis Hunzinger n'avaient pas pr&#233;vu suffisamment de foin pour leurs brebis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; lire aussi Un chien &#224; ma table, de Claudie Hunzinger : des hommes et des b&#234;tes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Francis Hunzinger s'est, depuis, fait un nom dans l'univers des pigments naturels extraits directement du sol pour &#171; en r&#233;v&#233;ler l'&#226;me &#187; et la gamme des coloris. Il s'est aussi distingu&#233; dans le monde des teintures v&#233;g&#233;tales obtenues &#224; partir des plantes de Bambois et de ses environs (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rarement un territoire aura &#233;t&#233; autant r&#233;v&#233;l&#233; dans toute sa complexit&#233; par l'intervention humaine. Une qu&#234;te venue de l'enfance pour Claudie Hunzinger. Fille et petite-fille d'instituteurs, elle a connu l'art des herbiers transmis de g&#233;n&#233;ration en g&#233;n&#233;ration. Elle a appris &#224; nommer les plantes et les b&#234;tes lors des promenades dominicales sac au dos dans les montagnes, avec ses parents. &#171; Les lys martagon qui poussent sur la cr&#234;te avec leur petit turban &#224; la turque, les gentianes jaunes, le bois joli (Daphne mezereum) qui fleurit violet avant toutes les autres fleurs&#8230; &#187; Et puis, il y a &#171; les insectes, les grenouilles, les orvets, les oiseaux &#187;. Une connaissance botanique et scientifique poursuivie sans discontinuer par l'&#233;crivain qui dit vivre &#171; en immersion dans la beaut&#233; &#187;. Une beaut&#233; qui nourrit ses romans. Une beaut&#233; fragile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, malgr&#233; la lutte pied &#224; pied pour &#233;viter que les ch&#232;vrefeuilles et les foug&#232;res-aigles, ces &#171; reines de la for&#234;t &#187;, ne colonisent l'&#233;tendue des myrtilliers, les buissons commencent &#224; s'&#233;puiser sous les assauts du r&#233;chauffement climatique. &#171; Depuis cinq ou six ans, les baies sont de plus en plus petites et s&#232;chent presque sur pied &#187;, se d&#233;sesp&#232;re la vigie de l'environnement. Claudie Hunzinger d&#233;plore aussi la disparition de la plupart des papillons, celle des bouvreuils et des &#171; h&#234;tres qui ont grill&#233; sur place &#187;. Tout en se r&#233;jouissant dans le m&#234;me instant de son amiti&#233; toute neuve avec un rouge-gorge. &#171; Car, certes, Bambois est un sanctuaire. Mais on le partage. Nous regardons autant que nous sommes vus, nous entendons autant que nous sommes entendus. Que croyez-vous ? Nous nous imaginons seules vous et moi durant notre petite promenade, mais le geai a alert&#233; tout le monde &#187;, s'amuse l'&#233;crivain. Po&#232;te de la nature, Claudie Hunzinger s'est donn&#233; pour mission d'en porter la voix. Dans Il neige sur le pianiste (Grasset, 2025), elle s'en donne d'ailleurs &#224; c&#339;ur joie. Le lecteur y per&#231;oit le bruit du vent, le crissement de la terre gel&#233;e, le chant des chardonnerets, tidelitt tidelitt, celui des m&#233;sanges, zwi zwi, ou des pics noirs, ffff ffff ffff. Ce qu'elle appelle &#171; l'air du temps &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Claudie et Francis Hunzinger, &#171; De toutes les couleurs. Trait&#233; buissonnier de teinture v&#233;g&#233;tale &#187;, &#201;ditions J'ai lu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche 1er f&#233;vrier 15 h 30-16 h 30. Grand entretien exceptionnel avec Claudie Hunzinger pour &#171; For&#234;ts d'&#233;criture &#187; (&#201;ditions Arthaud) au Mus&#233;e de la chasse et de la nature. chassenature.org&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/jardin/claudie-hunzinger-la-vigie-de-la-foret-20260204&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/jardin/claudie-hunzinger-la-vigie-de-la-foret-20260204&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Avec &#171; For&#234;ts d'&#233;criture &#187;, Claudie Hunzinger nous ouvre son atelier montagnard (Le Temps)</title>
		<link>https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article175</link>
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&lt;p&gt;Vivant en bordure de la for&#234;t des Vosges depuis les ann&#233;es 1960, la romanci&#232;re et plasticienne construit une &#339;uvre travers&#233;e par le chant du monde &lt;br class='autobr' /&gt;
par Lisbeth Koutchoumoff Arman &lt;br class='autobr' /&gt; Cette fin d'ann&#233;e, c'est Claudie Hunzinger qui ouvre la porte de son atelier de plasticienne et d'&#233;crivaine (Un Chien &#224; ma table, Prix Femina 2022, Il neige sur le pianiste, pour ne citer que ces deux derniers romans) et qui revient sur un parcours travers&#233;, nourri, habit&#233; par la for&#234;t des Vosges o&#249; elle s'est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique15" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L150xH22/unknown-2-974a7.png?1771253915' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='22' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Vivant en bordure de la for&#234;t des Vosges depuis les ann&#233;es 1960, la romanci&#232;re et plasticienne construit une &#339;uvre travers&#233;e par le chant du monde&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;par Lisbeth Koutchoumoff Arman&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette fin d'ann&#233;e, c'est Claudie Hunzinger qui ouvre la porte de son atelier de plasticienne et d'&#233;crivaine (Un Chien &#224; ma table, Prix Femina 2022, Il neige sur le pianiste, pour ne citer que ces deux derniers romans) et qui revient sur un parcours travers&#233;, nourri, habit&#233; par la for&#234;t des Vosges o&#249; elle s'est install&#233;e avec son mari Francis au milieu des ann&#233;es 1960.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un vaste bourdonnement&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s Bambois, la vie verte, en 1973 (Stock, r&#233;&#233;dit&#233; en 2022 chez Cambourakis), r&#233;cit de cette mise au vert v&#233;cue comme une r&#233;ponse &#224; &#171; l'appel po&#233;tique de la montagne &#187;, l'id&#233;e de s'&#233;manciper d'une vision humano-centr&#233;e du monde se fait jour. Vivre &#224; Bambois, en bordure de for&#234;t, explique Claudie Hunzinger aujourd'hui, l'a rendue attentive au &#171; vaste bourdonnement &#233;mis par des milliers de bouches diff&#233;rentes [&#8230;] Et j'ai appris le langage-sapin, le langage-vent, le langage-cerf, le langage-for&#234;t. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle d&#233;crit l'&#233;largissement de soi que ces nouveaux alphabets permettent : &#171; Mes limites se sont &#233;largies &#224; celles de la for&#234;t qui m'abritait, et je me suis augment&#233;e de son corps de moraines, de mousses, d'arbres centenaires, de rapaces et de cervid&#233;s tandis que de son c&#244;t&#233;, la for&#234;t s'est prolong&#233;e en moi, m'incitant &#224; parler pour elle. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;For&#234;ts d'&#233;criture retrace les sources de cette attention au vivant dans une petite enfance v&#233;cue l'&#233;t&#233; dans deux maisons ouvertes sur une campagne o&#249; &#171; tous les papillons &#233;taient encore l&#224; &#187;. Puis &#224; Bambois, viendront les ann&#233;es consacr&#233;es &#224; l'&#233;levage de moutons puis &#224; la teinture et au tissage des laines. Claudie Hunzinger aborde ensuite sa d&#233;couverte de la fabrication du papier &#224; partir de la cellulose des plantes, et, par ce biais, des diff&#233;rents types d'&#171; &#233;critures des herbes. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un coin &#171; Sorci&#232;res &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant une vingtaine d'ann&#233;es, dans une &#171; outrance de solitude &#187;, aid&#233;e de Francis, elle va &#171; cuire la nature &#187; au chaudron et fabriquer des papiers d'herbes qui seront expos&#233;s dans diff&#233;rents mus&#233;es et centres d'art en France, en Suisse, notamment. Se reconnaissant dans la double approche, po&#233;tique et scientifique, de Lucr&#232;ce, la lecture du De rerum natura l'accompagne depuis lors. L'Invention du pr&#233; de Francis Ponge, lui aussi grand lecteur de Lucr&#232;ce, est une autre source vive parmi de nombreuses autres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa biblioth&#232;que, class&#233;e par th&#232;me, on trouve un coin &#171; Sorci&#232;res &#187;, dit-elle, avec For&#234;t, femme, jolie de Jacques Dournes, la revue Sorci&#232;res fond&#233;e en 1975 par Xavi&#232;re Gauthier, La Sorci&#232;re de Michelet ou encore Sorci&#232;res. La puissance invaincue des femmes de Mona Chollet. Du c&#244;t&#233; des arts plastiques, Claudie Hunzinger s'est sentie proche du mouvement de l'Arte povera, un mouvement qui fait son retour, constate-t-elle, &#171; dans une version plus politique marqu&#233;e par l'&#233;cologie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La langue des herbes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ecouter Claudie Hunzinger, c'est cela : entrer dans une biblioth&#232;que vivante, bruissante d'une pens&#233;e sans cesse en mouvement o&#249; les r&#233;flexions sur la biodiversit&#233; ne font qu'un avec une approche po&#233;tique du monde. Apr&#232;s &#171; l'&#233;criture en herbes, dans la langue des herbes &#187;, Claudie Hunzinger fait son entr&#233;e en litt&#233;rature, comme elle le dit elle-m&#234;me, &#224; 70 ans, en 2010, avec Elles vivaient d'espoir, un roman inspir&#233; par l'histoire d'amour de jeunesse qu'a v&#233;cue sa m&#232;re avec une femme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Commence ainsi une &#339;uvre o&#249; le fragment et les digressions dominent. Claudie Hunzinger, grande amatrice de Laurence Sterne, se reconna&#238;t aussi dans l'&#233;criture de Colette en particulier Les Vrilles de la vigne, dans ce &#171; besoin du bref et de la condensation et de rafales d'instants, et du vide entre les instants. Et du logos pulv&#233;ris&#233; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Survivance, La Langue des oiseaux, Les Grands Cerfs traduisent sur le plan romanesque une vision d&#233;centr&#233;e o&#249; l'humain est un &#233;l&#233;ment du cosmos parmi les autres, o&#249; les identit&#233;s connaissent des m&#233;tamorphoses, o&#249; les hybridations entre les mondes, les circulations, les connivences affleurent. A la fin du volume, Claudie Hunzinger pr&#233;sente trois lectures qui l'ont nourrie. Parmi elles, La Femme chang&#233;e en renard (1922), de David Garnett.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.letemps.ch/culture/livres/avec-forets-d-ecriture-claudie-hunzinger-nous-ouvre-son-atelier-montagnard&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.letemps.ch/culture/livres/avec-forets-d-ecriture-claudie-hunzinger-nous-ouvre-son-atelier-montagnard&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ultraviolette et le gang des cracheuses de sang au TNP de VILLEURBANNE le mardi 11 mars 2025</title>
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		<dc:date>2025-02-06T16:57:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Claudie Hunzinger</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le Festival &#201;crans Mixtes et le TNP imaginent une soir&#233;e entre th&#233;&#226;tre, litt&#233;rature et cin&#233;ma, autour d'h&#233;ro&#239;nes lesbiennes prises dans les rets de l'Histoire. &lt;br class='autobr' /&gt;
En premi&#232;re partie de soir&#233;e, la com&#233;dienne Louise Chevillotte lit des extraits du roman de Claudie Hunzinger Elles vivaient d'espoir. Paru en 2010, il raconte l'&#233;mancipation de deux femmes qui tentent de construire une vie amoureuse et engag&#233;e, parall&#232;lement &#224; la mont&#233;e du nazisme. &lt;br class='autobr' /&gt;
La soir&#233;e continue au cin&#233;ma Le Zola, avec le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique15" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Festival &#201;crans Mixtes et le TNP imaginent une soir&#233;e entre th&#233;&#226;tre, litt&#233;rature et cin&#233;ma, autour d'h&#233;ro&#239;nes lesbiennes prises dans les rets de l'Histoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En premi&#232;re partie de soir&#233;e, la com&#233;dienne Louise Chevillotte lit des extraits du roman de Claudie Hunzinger Elles vivaient d'espoir. Paru en 2010, il raconte l'&#233;mancipation de deux femmes qui tentent de construire une vie amoureuse et engag&#233;e, parall&#232;lement &#224; la mont&#233;e du nazisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La soir&#233;e continue au cin&#233;ma Le Zola, avec le documentaire de Robin Hunzinger Ultraviolette et le gang des cracheuses de sang, Grand-Prix &#201;crans Mixtes-Mastercard 2022. Il suit la trajectoire incandescente de Marcelle et sa fougue amoureuse pour Emma, au d&#233;but du si&#232;cle dernier. &#192; l'origine port&#233; par la voix de Claudie Hunzinger, le texte est ici lu en direct par Louise Chevillotte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;soir&#233;e programm&#233;e en partenariat avec le Festival &#201;crans Mixtes&lt;br class='autobr' /&gt;
festival-em.org&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.tnp-villeurbanne.com/spectacle/ultraviolette/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.tnp-villeurbanne.com/spectacle/ultraviolette/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'INTERVIEW Claudie HUNZINGER &#171; J'explore les textures et les langues de la nature &#187; (Marie Claire)</title>
		<link>https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article173</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article173</guid>
		<dc:date>2024-10-11T11:43:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>


		<dc:subject>Il neige sur le pianiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Chaque page de ce huis clos bruisse, chuinte, tintinnabule. Une conversation avec un renard, la s&#233;questration d'un pianiste... Dans ce nouvel opus hypnotique, l'&#233;crivaine et plasticienne fait voisiner d&#233;sir et inqui&#233;tude, vieillesse et corps fringants, pour un roman en forme de symphonie d'hiver. &lt;br class='autobr' /&gt;
Propos recueillis par Thomas JEAN &lt;br class='autobr' /&gt; Comme vous, votre narratrice est romanci&#232;re et vit en lisi&#232;re de for&#234;t. Comment naviguez-vous entre autofiction et pure invention ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Je pars toujours (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique19" rel="directory"&gt;2024 : Il neige sur le pianiste&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;Il neige sur le pianiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L150xH150/arton173-39431.jpg?1738751242' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Chaque page de ce huis clos bruisse, chuinte, tintinnabule.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une conversation avec un renard, la s&#233;questration&lt;br class='autobr' /&gt;
d'un pianiste... Dans ce nouvel opus hypnotique, l'&#233;crivaine&lt;br class='autobr' /&gt;
et plasticienne fait voisiner d&#233;sir et inqui&#233;tude, vieillesse&lt;br class='autobr' /&gt;
et corps fringants, pour un roman en forme&lt;br class='autobr' /&gt;
de symphonie d'hiver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Propos recueillis par Thomas JEAN&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Comme vous, votre narratrice est romanci&#232;re et vit en lisi&#232;re de for&#234;t. Comment naviguez-vous entre autofiction et pure invention ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pars toujours d'exp&#233;riences, d'aventures v&#233;cues. Un renard est vraiment venu me visiter, tous les soirs pendant des mois. Il &#233;tait aveugl&#233; par une infection oculaire, alors je l'ai nourri, me prenant au jeu de lui pr&#233;parer des banquets et de le regarder engloutir tout &#231;a - il restait aux aguets, les oreilles aplaties, pas question de l'apprivoiser, c'est plut&#244;t moi, &#224; son contact, qui m'ensauvageais. Un pianiste a s&#233;journ&#233; chez moi &#233;galement, avec son corps pas tout &#224; fait humain, p&#233;tri de musique, b&#234;te sauvage lui aussi. Il n'est rest&#233; qu'une nuit, mais dans le roman, par la transmutation de l'&#233;criture, je le s&#233;questre dix jours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D'o&#249; vous est venu ce fantasme de s&#233;questration ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'un texte de Philippe Sollers o&#249; il dit qu'il r&#234;ve de s&#233;questrer Martha Argerich (grande pianiste argentine, ndlr). Un soir aussi, j'&#233;coutais Le Clavier bien temp&#233;r&#233;, de Bach, &#224; la radio et je me disais : ce serait bien que &#231;a ne s'arr&#234;te jamais, que &#231;a se passe chez moi en live sur mon vieux Steinway d&#233;labr&#233;... Car cette musique, elle me lave - &#171; Bach &#187;, c'est &#171; ruisseau &#187; en allemand.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le roman explore &#233;galement, et ce n'est pas si fr&#233;quent en litt&#233;rature, le d&#233;sir qu'&#233;prouve une dame &#226;g&#233;e pour un homme bien plus jeune.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai voulu justement aller du c&#244;t&#233; de cette provocation-l&#224;. Est-ce qu'il y a un &#226;ge o&#249; il n'y a plus de d&#233;sir ? Pourvu que non, pourvu que, jusqu'&#224; mon dernier souffle, j'aie cette envie de briser la muraille de moi-m&#234;me, de bondir par la fen&#234;tre pour aller rejoindre, pas forc&#233;ment un pianiste, pas forc&#233;ment un &#234;tre humain, mais un renard, un li&#232;vre, un arbre qui se balance, tout ce que j'appelle &#171; la peau du monde &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que repr&#233;sente cette &#171; maison &#224; l'envers &#187;, v&#233;ritable personnage aussi, dans laquelle vit la narratrice ? Un miroir, un anti-monde ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'habite une ancienne ferme dot&#233;e d'un toit immense, fait pour contenir beaucoup de foin, qui me donne l'impression de vivre dans une coque de bateau renvers&#233;e. J'aime bien cette id&#233;e d'un monde &#224; l'envers qui aurait perdu un peu de son bon sens et qui, du coup, vous para&#238;t neuf.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'ailleurs, l'envers d'un tissu, d'une tapisserie, vous r&#233;v&#232;le souvent des choses bien plus riches, bien plus sauvages, bien moins disciplin&#233;es, que&lt;br class='autobr' /&gt;
l'endroit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;II y a beaucoup d'onomatop&#233;es dans vos livres, qui retranscrivent les sons de la nature. Dans les &#339;uvres d'art que vous cr&#233;ez, il y a des feuilles mortes et des mots. Comment vos langages litt&#233;raires et plastiques s'interp&#233;n&#232;trent-ils ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai &#233;t&#233; extr&#234;mement marqu&#233;e par le De rerum natura (De la nature des choses, ndlr) de Lucr&#232;ce, pour qui le langage est une chose physique, pour qui les mots sont comme des graines de pavot qui se d&#233;font. &#199;a me pla&#238;t, &#231;a, qu'il n'y ait pas de s&#233;paration entre le c&#233;r&#233;bral et l'organique. Mon m&#233;tier, que je transforme des feuilles de ch&#234;ne en feuilles de papier, que j'imprime des chants d'oiseaux, que je fabrique des biblioth&#232;ques de cendre ou que j'&#233;crive des livres, c'est d'explorer les textures et les langues de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_185 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;110&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.claudie-hunzinger.com/IMG/pdf/2024-10-09-marie_claire-novembre_2024-10000000067760190.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 1 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772974993' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;L'INTERVIEW Claudie HUNZNGER &#171; J'explore les textures et les langues de la nature &#187; (Marie Claire)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Tout en sensorialit&#233; (Le Matricule des anges)</title>
		<link>https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article172</link>
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		<dc:date>2024-10-11T11:38:41Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>


		<dc:subject>Il neige sur le pianiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;DANS UN ROMAN D'UNE IMPERTINENTE PERTINENCE IL INVENTE UNE NOUVELLE IMPUDEUR -, CLAUDIE HUNZINGER INTERROGE L'ENVERS DE EAMOUR, SA PART INVISIBLE COMME SA SAUVAGE BEAUT&#201;. &lt;br class='autobr' /&gt; A quatre-vingts ans pass&#233;s,elle n'a plus de temps &#224; perdre, Claudie Hunzinger. D&#232;s les premi&#232;res lignes de II neige sur le pianiste, elle nous d&#233;loge de nous-m&#234;mes, nous entra&#238;ne dans le cercle magique d'un roman qui sautorise toutes les extravagances. &#171; Ce sera comme &#231;a vient. Tout ce qui vient en grand d&#233;sordre. Feu de (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique19" rel="directory"&gt;2024 : Il neige sur le pianiste&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;Il neige sur le pianiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L150xH132/arton172-6aa37.png?1738751242' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='132' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;DANS UN ROMAN D'UNE IMPERTINENTE PERTINENCE
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; IL INVENTE UNE NOUVELLE IMPUDEUR -, CLAUDIE&lt;br class='autobr' /&gt;
HUNZINGER INTERROGE L'ENVERS DE EAMOUR, SA PART&lt;br class='autobr' /&gt;
INVISIBLE COMME SA SAUVAGE BEAUT&#201;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;A quatre-vingts ans pass&#233;s,elle n'a plus de temps &#224; perdre, Claudie Hunzinger.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s les premi&#232;res lignes de II neige sur le pianiste, elle nous d&#233;loge de nous-m&#234;mes, nous entra&#238;ne dans le cercle magique d'un roman qui sautorise toutes les extravagances. &#171; Ce sera comme &#231;a vient. Tout ce qui vient en&lt;br class='autobr' /&gt;
grand d&#233;sordre. Feu de tout bois, de toute proie. Des proies et des bonds. Des digressions. Tout d&#233;mont&#233;. &#187; Une histoire d'amour et de neige avec &#224;-c&#244;t&#233;s, d&#233;rapages et &#233;chapp&#233;es &#224; la Laurence Sterne ou &#224; la Gombrowicz, pour qui l'art consiste &#224; &#233;crire &#171; non pas ce que l'on a &#224; dire, mais&lt;br class='autobr' /&gt;
quelque chose de compl&#232;tement impr&#233;vu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une histoire qui joue avec les codes du conte et se joue des &#171; fronti&#232;res arbitraires d&#233;cr&#233;t&#233;es par le logos qui croit arriver &#224; nous s&#233;parer de ce qui nous entoure &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au c&#339;ur d'un monde qui s'enlaidit, s'obscurcit - &#171; chaque jour, un peu moins&lt;br class='autobr' /&gt;
de beaut&#233;, un peu moins de f&#233;erie &#187; -, il ouvre, ce roman, une parenth&#232;se enchant&#233;e, dix jours et onze nuits &#224; graviter dans&lt;br class='autobr' /&gt;
une sorte d'innocence d'avant le bien et le mal. Dans un d&#233;cor hivernal, une vieille romanci&#232;re re&#231;oit la visite d'un pianiste, voyageur plan&#233;taire adul&#233; pour ses interpr&#233;tations de Jean-S&#233;bastien Bach. Par le&lt;br class='autobr' /&gt;
truchement d'une amie, il a lu certains de ses livres et a &#233;mis un d&#233;sir : &#171; Peut-&#234;tre un jour je me perdre dans la neige et passer vous dire bonjour. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce jour &#233;tait arriv&#233; et il &#233;tait pr&#233;vu qu'il ne resterait qu'une nuit. Mais, subjugu&#233;e, la romanci&#232;re n'a pas du tout envie de le laisser repartir. Profitant de la neige qui ne cesse de tomber, et tablant sur le fait qu'il y a un piano dans son grenier, elle d&#233;cide de le s&#233;questrer. C'est que ce corps d'o&#249;&lt;br class='autobr' /&gt;
na&#238;t la musique, la trouble et la captive autant que le petit renard qui le soir m&#234;me de l'arriv&#233;e du pianiste &#233;tait apparu au pied de sa baie vitr&#233;e, les yeux &#224; moiti&#233; ferm&#233;s. Elle le soignera et d&#233;posera chaque jour devant la vitre, un mets, une offrande qu'au cr&#233;puscule le renardeau vient avaler.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un rite qu'elle ne saurait manquer tant il lui permet d'admirer sa beaut&#233; et de r&#234;ver &#224; son art de vivre en secret.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est donc une double histoire d'amour que nous conte Claudie Hunzinger. Elle le fait en mettant en sc&#232;ne la puissance du d&#233;sir de son h&#233;ro&#239;ne, qui observe le renard comme le visage, les mains, la bouche du&lt;br class='autobr' /&gt;
pianiste. &#171; Voil&#224; une bouche comme une b&#234;te, impossible de la tenir en bride (...), elle vous mord, mordille, d&#233;vore avec d&#233;sir de possession, f&#233;rocit&#233;... &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais se gardant bien d'aller du c&#244;t&#233; &#171; des deux Marguerite, Yourcenar et Duras, du c&#244;t&#233; de la passion pour un homme beaucoup plus jeune &#187;, notre romanci&#232;re refuse de c&#233;der &#224; la passion.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ajoutant quelques gouttes de plus au somnif&#232;re que le pianiste lui demande chaque soir pour se remettre de son d&#233;calage horaire, elle pr&#233;f&#232;re le regarder dormir, le contempler dans son sommeil. &#171; Je suis la&lt;br class='autobr' /&gt;
Lune et lentement je passe aux rayons ce corps bourr&#233; de notes et de sons. &#187; Une relation blanche v&#233;cue sous les auspices de la solitude comme du perdu et de l'&#233;perdu.&lt;br class='autobr' /&gt;
Inversant les th&#232;mes de La Belle au bois dormant et des Belles endormies de Kawabata, Claudie Hunzinger est en qu&#234;te de la part invisible de l'amour comme de la face cach&#233;e du son. Elle qui manie la langue-sorci&#232;re des arbres, de l'eau, du vent, qui aime moduler la langue-mati&#232;re de l'onomatop&#233;e, qui cherche &#224; retrouver la parole sauvage qui est profond consentir au monde comme pr&#233;sence, ne pouvait qu'&#234;tre fascin&#233;e par l'&#233;quivoque de chair et d'&#226;me &#233;manant du corps du pianiste et de&lt;br class='autobr' /&gt;
sa musique d&#233;ployant une sorte d'arri&#232;re-pays li&#233; &#224; la m&#233;moire, au natal et &#224; l'indicible. Une musique dont il est l'animal consentant. &#171; &#192; safa&#231;on il &#233;tait un renard errant, une sorte de Tsigane &#187; cachant un &#234;tre libre, &#171; un &#234;tre sauvage &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un livre qui est une sorte de contre-chant &#224; notre monde domin&#233; par une rationalit&#233; rapetissante, standardisante, nivelante, quand il n'est pas anim&#233; par une rage d&#233;vastatrice. Qui est un hymne aussi &#224; un univers o&#249; l'homme et l'animal se fr&#244;lent, o&#249; l'on peut encore marcher dans la beaut&#233;, faire chemin vers ce qui se pr&#233;sente, et o&#249; le d&#233;sir se chante par l'interm&#233;diaire du regard. Un livre enfin qui - &#224; travers l'insolence et l'audace d'un petit renard, libre de tout pr&#233;jug&#233; comme de tout scrupule mais toujours en danger de&lt;br class='autobr' /&gt;
mort - parle d'une esp&#232;ce libre, intraitable, impossible &#224; domestiquer, &#224; savoir l'esp&#232;ce des romanciers. Claudie Hunzinger en est, qui n'h&#233;site jamais &#224; descendre dans les zones peu fr&#233;quent&#233;es de l'&#234;tre pour en resurgir, comme apr&#232;s un plongeon en eau profonde, dans un grand appel d'air.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Richard Blin&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_184 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;47&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.claudie-hunzinger.com/IMG/pdf/2024-10-11-le_matricule_des_anges-octobre_2024-10000000067775921.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 1014.7 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772974993' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Le matricule des anges : Tout en sensorialit&#233;
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Il neige sur le pianiste &#187; de Claudie Hunzinger : une parenth&#232;se enchant&#233;e (L'Humanit&#233;)</title>
		<link>https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article171</link>
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		<dc:date>2024-10-07T11:55:03Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>


		<dc:subject>Il neige sur le pianiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une romanci&#232;re s&#233;questre un pianiste et le regarde dormir. Laur&#233;ate du prix Femina en 2022 pour Un chien &#224; ma table, l'&#233;crivaine de la nature entame un dialogue f&#233;cond avec la musique. &lt;br class='autobr' /&gt; On aurait pu croire, &#224; la lecture des derni&#232;res lignes m&#233;lancoliques d'Un chien &#224; ma table, que ce roman serait le dernier. En tout cas l'ultime variation sur Bambois, le hameau des Vosges alsaciennes o&#249; Claudie Hunzinger s'est install&#233;e &#224; la fin des ann&#233;es 1960 avec son mari Francis. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'&#233;tait compter sans (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique19" rel="directory"&gt;2024 : Il neige sur le pianiste&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;Il neige sur le pianiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L150xH33/arton171-44939.jpg?1738751242' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='33' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une romanci&#232;re s&#233;questre un pianiste et le regarde dormir. Laur&#233;ate du prix Femina en 2022 pour Un chien &#224; ma table, l'&#233;crivaine de la nature entame un dialogue f&#233;cond avec la musique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On aurait pu croire, &#224; la lecture des derni&#232;res lignes m&#233;lancoliques d'Un chien &#224; ma table, que ce roman serait le dernier. En tout cas l'ultime variation sur Bambois, le hameau des Vosges alsaciennes o&#249; Claudie Hunzinger s'est install&#233;e &#224; la fin des ann&#233;es 1960 avec son mari Francis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait compter sans l'extraordinaire vitalit&#233; de la romanci&#232;re, sa capacit&#233; &#224; inventer des formes nouvelles, &#224; approtondir inlassablement son dialogue sensible et sensuel avec la nature et les autres vivants. Adoss&#233; au Iristram Shandy de Laurence Sterne, roman de toutes les folies, de la joie et de l'exc&#232;s, Il neige sur le pianiste s'ouvre sur la rencontre de la narratrice avec un visiteur du soir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un jeune renard malade qui, &#224; la nuit tomb&#233;e, se montre sur la terrasse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;cautionneusement, elle le nourrit comme un invit&#233; de marque, d&#233;posant dans sa plus pr&#233;cieuse vaisselle des aiguillettes de poulet ou un antibiotique dilu&#233; dans du porridge sucr&#233;. Cr&#233;ature sauvage et personnage de roman par excellence (le Roman de Renart), le jeune goupil va tracer autour de la maison un cercle magique, cadre d'une fiction qui ne l'est pas moins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant dix jours et dix nuits, la romanci&#232;re &#171; 100 % tor&#234;t &#187; s&#233;questre un c&#233;l&#232;bre pianiste &#171; 100% citadin &#187;, rencontr&#233; par une amie commune. &#192; la faveur de la neige qui tombe &#224; gros flocons, la maison se transtorme en prison ouat&#233;e o&#249; le pianiste s'approprie le vieux Steinway pour son corps-&#224;-corps quotidien avec la musique. Mais, la nuit venue, la romanci&#232;re force un peu la dose de somnit&#232;re que lui a r&#233;clam&#233; le musicien, le plonge dans un profond sommeil et le regarde dormir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;viant des chemins balis&#233;s, Claudie Hunzinger tourne le dos &#224; une histoire d'amour impossible entre une femme vieillissante et un homme jeune pour questionner le myst&#232;re de la musique et la physicalit&#233; cach&#233;e derri&#232;re les &#339;uvres, fussent-elles aussi parfaites que le Clavier bien temp&#233;r&#233;, de Bach.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce faisant, c'est aussi sa propre pratique de l'&#233;criture qu'interroge la romanci&#232;re narratrice, qui tente de saisir par des onomatop&#233;es le son du vent et de la neige qui tombe, g&#232;le ou cristallise. &#192; rebours des fables o&#249; l'humain apprivoise l'animal, l'&#233;crivaine l'&#233;crivaine floute un peu plus les fronti&#232;res avec le monde sauvage pour s'&#233;manciper de son esp&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sophie Joubert&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_183 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;59&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.claudie-hunzinger.com/IMG/pdf/2024-10-02-l_humanite-03_octobre_2024-10000000067720075.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 782.3 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772974993' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;La parenth&#232;se enchant&#233;e de Claudie Hunzinger (l'Humanit&#233;)
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/animaux/il-neige-sur-le-pianiste-de-claudie-hunzinger-une-parenthese-enchantee&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.humanite.fr/culture-et-savoir/animaux/il-neige-sur-le-pianiste-de-claudie-hunzinger-une-parenthese-enchantee&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Il neige sur le pianiste &#187;, de Claudie Hunzinger : Ma&#238;tre Renard est m&#233;lomane (Le monde)</title>
		<link>https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article170</link>
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		<dc:date>2024-09-29T16:24:10Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>


		<dc:subject>Il neige sur le pianiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;A l'or&#233;e de la for&#234;t l'hiver, un animal, une romanci&#232;re un peu &#226;g&#233;e, un musicien de passage. Un roman lyrique et dr&#244;le de l'&#233;crivaine vosgienne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Fabrice Gabriel &lt;br class='autobr' /&gt; Il neige sur le pianiste : le titre du nouveau roman de Claudie Hunzinger peut sembler un peu &#233;trange, qui rappelle d'abord celui du film de Fran&#231;ois Truffaut, Tirez sur le pianiste (1959), dont on se souvient peut-&#234;tre des images finales, en noir et blanc, dans un paysage de montagne enneig&#233;e&#8230; Cette &#233;tranget&#233; va bien au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique19" rel="directory"&gt;2024 : Il neige sur le pianiste&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;Il neige sur le pianiste&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L150xH51/arton170-29704.jpg?1738751242' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='51' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;A l'or&#233;e de la for&#234;t l'hiver, un animal, une romanci&#232;re un peu &#226;g&#233;e, un musicien de passage. Un roman lyrique et dr&#244;le de l'&#233;crivaine vosgienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Fabrice Gabriel&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il neige sur le pianiste : le titre du nouveau roman de Claudie Hunzinger peut sembler un peu &#233;trange, qui rappelle d'abord celui du film de Fran&#231;ois Truffaut, Tirez sur le pianiste (1959), dont on se souvient peut-&#234;tre des images finales, en noir et blanc, dans un paysage de montagne enneig&#233;e&#8230; Cette &#233;tranget&#233; va bien au livre, en &#173;v&#233;rit&#233;, et &#224; l'univers d'une &#233;crivaine assez inclassable, qui place ici son r&#233;cit sous le signe de Tristram Shandy, de Laurence Sterne (1713-1768) : &#171; Je me sens une grande envie de commencer ce chapitre par une folie, et je ne vais pas la contrarier &#187;, annonce ainsi l'&#233;pigraphe, qui a valeur de passeport pour un libre et tr&#232;s singulier voyage sentimental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est aussi un voyage d'hiver, dans une maison aux abords de for&#234;ts vosgiennes centenaires, famili&#232;res aux lecteurs de Claudie Hunzinger, qu'on reconna&#238;tra sans peine sous les traits de la narratrice, une romanci&#232;re un peu &#226;g&#233;e, soucieuse du lien avec la nature, amatrice de Jean-S&#233;bastien Bach (1685-1750) et gu&#232;re avare de consid&#233;rations digressives. La voici donc qui accueille chez elle deux invit&#233;s : un petit &#173;renard bless&#233; errant dans les environs, tel le gimmick malicieux du monde animalier qu'elle ch&#233;rit tant, et, plus surprenant, un pianiste apatride de renomm&#233;e internationale que les circonstances am&#232;nent &#224; s&#233;journer dans cette maison heureusement pourvue d'un Steinway.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pianiste est beau, d'une sensualit&#233; un peu sp&#233;ciale, comme &#171; un Robert Walser glamour sans le faire expr&#232;s &#187;. Il est &#233;videmment virtuose, parcourt le monde de concert en concert et ne doit, a priori, passer qu'une nuit chez la romanci&#232;re, suivant les recommandations lointaines d'une amie. Peu importe, en r&#233;alit&#233;, les circonstances qu'invente l'intrigue pour conduire &#224; cette situation de conte, o&#249; se trouvent r&#233;unis une dame, un jeune prince et un joli renard dont on devine les pouvoirs d'enchantement, un peu semblables aux vertus presque ang&#233;liques du chien dans le roman pr&#233;c&#233;dent de Claudie Hunzinger, Un chien &#224; ma table (Grasset, 2022). Celle-ci, du reste, a bien conscience du possible effet de r&#233;p&#233;tition : &#171; Ce renard arriv&#233; un soir dans ma vie &#233;tait &#173;devenu tr&#232;s important sans que j'y prenne garde. Je m'&#233;tais dit, je lui ferais une belle place. Encore un animal, tant pis. Je n'avais pas oubli&#233; qu'il avait trac&#233; autour de la maison quelque chose comme un cercle magique m'annon&#231;ant une nouvelle histoire. Magique, vraiment ? Oui. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lorsque l'intrigue s'arr&#234;te&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La prose s'amuse ainsi &#224; commenter hypoth&#232;ses, d&#233;tours et avanc&#233;es du r&#233;cit, d&#233;crivant non sans humour ses propres efforts, par exemple pour essayer d'atteindre &#224; ce qui se dit dans les rapports animaux ou les accords de musique : quelque chose qui exc&#232;de les limites de la langue humaine et peut s'y retrouver pourtant, quand l'&#233;criture sait agencer des dispositifs originaux, des situations in&#233;dites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est exactement ce qui se passe ici, lorsque l'intrigue s'arr&#234;te, d'une certaine fa&#231;on : le pianiste va simplement rester un peu plus longtemps dans la maison, bloqu&#233; par la neige qui ne cesse de tomber, et se mettre au clavier puis dormir, merveilleusement, sous l'effet du philtre que lui &#173;administre son h&#244;tesse en augmentant ses doses de somnif&#232;re&#8230; Est-ce une histoire d'amour qui nous est alors racont&#233;e ? La fable un peu perverse d'une s&#233;ques&#173;tration passionnelle ? C'est autre chose encore, qui reste dans la marge du monde et comme &#224; l'&#233;cart des genres litt&#233;raires connus, o&#249; il est question de d&#233;sir et du fait de vieillir, du &#171; clavecin des pr&#233;s &#187; de Rimbaud et du plaisir d'approcher en montagne la v&#233;rit&#233; du Clavier bien temp&#233;r&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Claudie Hunzinger note avec aplomb et dr&#244;lerie qu'elle ne veut pas &#171; dans cette histoire aller du c&#244;t&#233; des deux Marguerite, Yourcenar et Duras, du c&#244;t&#233; des femmes que la vieillesse a transform&#233;es en crapaudes sacr&#233;es, l'une en houppelande, l'autre &#224; col roul&#233; &#187;, alors elle invente un roman qui n'a peur de rien, dirait-on, bravant la g&#234;ne d'une intimit&#233; singuli&#232;re, osant &#224; la fois le lyrisme et le rire, et m&#234;me l'imitation presque enfantine des bruits de la for&#234;t. Elle joue, avec cette fantaisie de style et de propos qu'elle emprunte &#224; Sterne, sans d&#233;sir d'aucune le&#231;on &#224; donner, avec pour seule conclusion la fuite bienheureuse du &#173;petit renard loin des humains, &#171; la pire esp&#232;ce &#187;, et ce clin d'&#339;il en guise d'unique morale : &#171; On est un peu vieille, mais on s'en fout. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_182 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;111&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.claudie-hunzinger.com/IMG/pdf/2024-09-26-le_monde_des_livres-27_septembre_2024-10000000067679771.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 1.6 Mio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772974993' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Le monde des livres
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#171; Il neige sur le pianiste &#187;, de Claudie Hunzinger : Ma&#238;tre Renard est m&#233;lomane
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lemonde.fr/livres/article/2024/09/29/il-neige-sur-le-pianiste-de-claudie-hunzinger-maitre-renard-est-melomane_6338800_3260.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lemonde.fr/livres/article/2024/09/29/il-neige-sur-le-pianiste-de-claudie-hunzinger-maitre-renard-est-melomane_6338800_3260.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LA LISI&#200;RE DU D&#201;SIR</title>
		<link>https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article169</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article169</guid>
		<dc:date>2024-09-17T15:15:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>


		<dc:subject>Il neige sur le pianiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Nancy, samedi 14 septembre, 16h-17h, Mus&#233;e des Beaux-Arts, &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec Camila Sosa Villada, Histoire d'une domestication (M&#233;taili&#233;), Emma Becker, Le mal joli, (Albin Michel), Claudie Hunzinger, Il neige sur le pianiste (Grasset).&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Nancy, samedi 14 septembre, 16h-17h, Mus&#233;e des Beaux-Arts, &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec Camila Sosa Villada, Histoire d'une domestication (M&#233;taili&#233;), Emma Becker, Le mal joli, (Albin Michel), Claudie Hunzinger, Il neige sur le pianiste (Grasset).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_181 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.claudie-hunzinger.com/IMG/jpg/capture_d_ecran_2024-09-17_a_17.13.13.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L500xH421/capture_d_ecran_2024-09-17_a_17.13.13-e7eec.jpg?1727629321' width='500' height='421' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'histoire du jeune pianiste et de la vieille romanci&#232;re (La Marseillaise)</title>
		<link>https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article168</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?article168</guid>
		<dc:date>2024-09-10T08:52:06Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>webmestre</dc:creator>


		<dc:subject>Il neige sur le pianiste</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Crenard arriv&#233; un soir dans ma vie &#233;tait devenu tr&#232;s important sans que j'y prenne garde. Je m'&#233;tais dit, je lui ferai une belle place. Encore un animal, tant pis. Je n'avais pas oubli&#233; qu'il avait trac&#233; autour de la maison quel que chose comme un cercle ma gique m'annon&#231;ant une nou velle histoire. &#187; On ignore si Claudie Hunzinger, l'une de nos plus grandes romanci&#232;res, conna&#238;t le po&#232;te anglais Ted Hughes, mais ces phrases, situ&#233;es au d&#233;but de la page 28 de Il neige sur le pianiste, nous (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L150xH23/arton168-692b4.jpg?1738751242' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='23' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Crenard arriv&#233; un soir dans ma vie &#233;tait devenu tr&#232;s important sans que&lt;br class='autobr' /&gt;
j'y prenne garde. Je m'&#233;tais dit, je lui ferai une belle place. Encore un animal, tant pis. Je n'avais pas oubli&#233; qu'il avait trac&#233; autour de la maison quel que chose comme un cercle ma gique m'annon&#231;ant une nou velle histoire. &#187; On ignore si Claudie Hunzinger, l'une de nos plus grandes romanci&#232;res, conna&#238;t le po&#232;te anglais Ted Hughes, mais ces phrases, situ&#233;es au d&#233;but de la page 28 de Il neige sur le pianiste, nous rappellent TheThought-Fox (Le Renard Esprit), qui appara&#238;t a la lisi&#232;re d'une for&#234;t, saute dans l'es prit de Hughes et le po&#232;me s'&#233;crit. On y a retrouv&#233; les m&#234; mes th&#232;mes : l'inspiration, la nature (si ch&#232;re a la romanci&#232;re) et l'acte d'&#233;crire. Si Hunzinger ne conna&#238;t pas ce po&#232;te, alors il est vrai que les grands esprits se rencontrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dix jours et onze nuits&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tel est le temps surnaturel durant lequel le jeune pianiste, tomb&#233; un soir de neige dans le cercle magique, sera s&#233;questr&#233; et endormi par une vieille romanci&#232;re que fascine le monde merveilleux o&#249; s'exerce le pouvoir des mots et de l'irrationnel, gr&#226;ce auquel le morne ici-bas se f&#233;&#233;rise, d'un seul coup de plume-baguette. Qui du renard, ma&#238;tre de ses errances et de ses plaisirs,ou du musicien, voyageur plan&#233;taire, inattendu et sans destination, va-t-elle aimer le plus ? Vous le saurez en lisant cette fabuleuse fiction o&#249; les fronti&#232;res s'effacent. O&#249; les notes de musique transforment les pages en un piano. O&#249; apparition rime avec disparition. O&#249; l'enchantement m&#233;tamorphose la vieillesse en un semblant de jeunesse et les minutes qui me surent notre passage sur terre en des heures de prodiges.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Anne-Marie Mitchell&lt;/p&gt;
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&lt;a href='https://www.claudie-hunzinger.com/IMG/pdf/2024-09-07-la_marseillaise-du_07_au_08_septembre_2024-10000000067548507.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 908.9 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772974993' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
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		<title>La vieille dame et le brigand magnifique (Le Figaro)</title>
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		<dc:date>2024-09-05T12:19:29Z</dc:date>
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		<dc:subject>Il neige sur le pianiste</dc:subject>

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&lt;p&gt;CRITIQUE - Comme Duras et Yourcenar, tomb&#233;es amoureuses d'un jeune homme dans leurs derni&#232;res ann&#233;es, la romanci&#232;re c&#232;de &#224; une folle passion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par Isabelle Spaak, pour Le Figaro Litt&#233;raire &lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s Un chien &#224; ma table (prix Femina 2022), roman d'une beaut&#233; inou&#239;e sur l'arriv&#233;e d'une petite chienne bless&#233;e et fam&#233;lique dans son quotidien, c'est un renard malade et affam&#233; qui &#233;choue cette fois sur le pas de la porte de Claudie Hunzinger. Le renardeau est quasi aveugle. L'&#233;crivain, qui vit au (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?rubrique19" rel="directory"&gt;2024 : Il neige sur le pianiste&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.claudie-hunzinger.com/spip.php?mot9" rel="tag"&gt;Il neige sur le pianiste&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;CRITIQUE - Comme Duras et Yourcenar, tomb&#233;es amoureuses d'un jeune homme dans leurs derni&#232;res ann&#233;es, la romanci&#232;re c&#232;de &#224; une folle passion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par Isabelle Spaak, pour Le Figaro Litt&#233;raire&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s Un chien &#224; ma table (prix Femina 2022), roman d'une beaut&#233; inou&#239;e sur l'arriv&#233;e d'une petite chienne bless&#233;e et fam&#233;lique dans son quotidien, c'est un renard malade et affam&#233; qui &#233;choue cette fois sur le pas de la porte de Claudie Hunzinger. Le renardeau est quasi aveugle. L'&#233;crivain, qui vit au milieu des bois, le nourrit et le soigne avec mille pr&#233;cautions tout en prenant garde d'&#233;viter qu'il ne devienne &#171; sa chose &#187;. Ni seigneur, ni ma&#238;tre, ni servitude volontaire. Gr&#226;ce &#224; &#171; l'amour d&#233;li&#233; &#187; que sa m&#232;re entretenait avec ses enfants, Claudie Hunzinger a appris &#224; v&#233;n&#233;rer la libert&#233; de chacun. M&#234;me si elle n'est pas &#224; une contradiction pr&#232;s, comme on le d&#233;couvrira ici.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_177 spip_document spip_documents spip_document_file spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt;
&lt;a href='https://www.claudie-hunzinger.com/IMG/pdf/2024-09-05-le_figaro_litteraire-05_septembre_2024-10000000067537178_2.pdf' class=&#034; spip_doc_lien&#034; title='PDF - 840.9 kio' type=&#034;application/pdf&#034;&gt;&lt;img src='https://www.claudie-hunzinger.com/local/cache-vignettes/L64xH64/pdf-b8aed.svg?1772974993' width='64' height='64' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.lefigaro.fr/livres/il-neige-sur-le-pianiste-de-claudie-hunzinger-la-vieille-dame-et-le-brigand-magnifique-20240905&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.lefigaro.fr/livres/il-neige-sur-le-pianiste-de-claudie-hunzinger-la-vieille-dame-et-le-brigand-magnifique-20240905&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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